Un texte de Xavier Chevalier

Louis-Joseph Elie, portrait en tenue militaire (vers 1935), photographe Hersilie-Eloïse, Fort-de-France – Collection Arlette Elie, épouse Chevallier

Le lieutenant Louis-Joseph ELIE (Sainte-Marie, Martinique, 1905 – Châtenois, Bas-Rhin, 1945), mort pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale

 

Avec l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne le 3 septembre 1939, ce sont quelque 5 300 martiniquais qui seront mobilisés. Louis-Joseph Elie, sous-officier de 34 ans au Régiment d’infanterie coloniale du Maroc (RICM), alors en poste à Aix-en-Provence, se bat contre l’invasion des troupes allemandes au nord et au centre de la France. Après la débâcle française et l’instauration du régime de Vichy, il rejoint son unité en zone libre puis se rend à Meknès au Maroc avec son épouse et leurs cinq enfants. Il fera partie des troupes coloniales rejoignant en Afrique du Nord les Forces Françaises Libres du général de Gaulle, dont le 21ème Groupe antillais de Défense Contre Avions (DCA).  Il participera notamment au débarquement de Provence du 15 et 16 août 1944 et remontera sur le front du Nord-Est jusqu’en Alsace où il trouvera la mort accidentellement lors de manœuvres le 2 mars 1945. 

Le militaire de carrière en temps de paix : 1925-1939 

Louis-Joseph Gaston Elie, surnommé « Aton », naît le 25 août 1905 à Sainte-Marie. Il est le fils de Joseph Constant Elie (1877-1921), propriétaire et charpentier, natif de Sainte-Marie et de son épouse, Pauline Jean-Elie, née à la Trinité (1881-1970), sans profession. Ils sont domiciliés au Morne-des-Esses sur les hauteurs de la commune.

Acte de naissance en 1905 de Louis-Joseph Elie – Archives nationales d’outre-mer (ANOM)

 

Orphelin de père à 15 ans, ce sont des moments difficiles pour lui, ses frères et sœurs et leur mère. Cette situation est déterminante pour son engagement dans l’Armée. Jeune soldat appelé de la classe 1925 de la subdivision de Fort-de-France, il est incorporé en 1926. Grand de taille (1, 80 m) et robuste, sportif, discipliné et volontaire, ce simple soldat trouvera sa vocation dans la carrière militaire. Apprécié de ses supérieurs, il franchit aisément les grades : 2ème classe le 28 mai 1926, 1ère classe le 21 mars 1927, il est nommé caporal le 1er avril de la même année. Il se réengage alors pour un an le 10 novembre 1927, puis de nouveau l’année suivante, et enfin pour 4 ans le 10 novembre 1929. Il intègre alors le 3ème Régiment d’Infanterie Coloniale et obtient la promotion de caporal–chef le 1er avril 1930, puis celle de sergent le 1er juillet. Le 1er décembre 1930, il passe au Régiment des Tirailleurs Sénégalais du Tchad et il est admis sous-officier de carrière le 1er septembre 1931. Ses différentes affectations et déplacements en mer lui donnent l’occasion de voyager et de résider en France hexagonale, en Espagne, en Afrique équatoriale française – il apprend et parle l’arabe du Tchad – avant le retour en Martinique en 1933.

Sur le plan privé, le sergent Elie du vingt-et-unième Régiment d’Infanterie Coloniale, se marie le 8 mars 1934 dans la commune du Gros-Morne avec Mlle Luce Cyprienne Saint-Prix (née en 1910 dans cette commune, sans profession), non sans avoir posé au préalable ses congés et obtenu – comme l’exigeait la loi à cette époque- son autorisation de mariage délivrée par le Colonel Périer, Commandant supérieur des Troupes du Groupe des Antilles. Peu après son mariage, il se rendra avec son épouse à l’église de Sainte-Marie et remplira le tronc d’argent – sous le regard d’abord surpris et réprobateur de sa femme-, tenant une promesse qu’il s’était faite avant de s’engager dans l’Armée si un jour il sortait du dénuement.

Louis-Joseph Elie, à gauche et un ami à Santander (Espagne) en juillet 1929- Collection Arlette Elie, épouse Chevallier

 

Louis-Joseph et Luce auront cinq enfants, deux garçons et trois filles qui naissent tous en dehors de la Martinique au gré de ses différentes affectations : Louis né en février 1935 à Paris, Arlette née en février 1936 à Diego-Suarez (Madagascar), puis Sylviane née en juin 1937 dans la même ville, et deux « faux jumeaux », Claude et Mauricette nés en avril 1940 à Aix-en-Provence.

Le 31 mars 1935, il est nommé au grade de sergent-chef. Le 6 juin 1935, il passe au 2ème Régiment mixte de Madagascar où il demeurera avec sa famille jusqu’en 1939.  Il y obtient son brevet de chef de section en 1937 suite à sa réussite aux examens avec plus de 15 sur 20 de moyenne générale.

Le 15 janvier 1939, il quitte l’île de l’océan indien pour intégrer le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM) ; deux mois plus tard, il est décoré de la médaille coloniale. Le 1er mai 1939, il est nommé adjudant. Il se trouve alors à Aix-en-Provence.

 

       Le sous-officier combattant de la guerre 39-45                                      

La guerre éclate début septembre 1939 : c’est d’abord la « drôle de guerre » – période d’attente en Europe occidentale sans véritables combats, puis l’offensive allemande du 10 mai 1940 et les violentes batailles qui s’ensuivent sur le sol français. Nommé à titre définitif adjudant-chef le 16 mars 1940, Louis-Joseph Elie, du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, se bat vaillamment contre l’avancée allemande sur le territoire hexagonal. Alors que les forces du Troisième Reich occupent déjà Paris depuis le 14 juin et que l’Armée française est en pleine déroute, le 16 juin 1940, avec ses fusils –mitrailleurs, il abat un avion de la Luftwaffe (armée de l’air allemande) qui est contraint d’atterrir en catastrophe. Il se lance alors à la recherche du pilote et le retrouve. Celui-ci – qui n’a pas 25 ans – s’est extrait de l’appareil, lève les mains et se dirige vers Louis-Joseph en lui répétant inlassablement le seul mot de français qu’il connaît : « pitié ! ». Notre sous-officier martiniquais fait prisonnier l’aviateur allemand qui aura ainsi la vie sauve. Ce fait d’armes vaudra à Louis-Joseph Elie une citation à l’ordre de l’armée terrestre, ainsi que la croix de guerre avec palme. Mais le 24 juin 1940, il est fait prisonnier, ce qui ne l’empêche pas de s’évader le jour même et de passer en zone libre. Il ne sera ainsi jamais aux mains des Allemands.

Citation à l’ordre de l’armée pour avoir abattu en 1940 un avion allemand et décorations (médaille coloniale, croix de guerre) – Extrait de l’état de service du lieutenant Louis-Joseph Elie – Service historique de la Défense du Château de Vincennes

Il réintègre son régiment le 13 juillet à Perpignan puis passe le 27 août au Camp de Transition des Troupes indigènes coloniales (CTTIC) de Rivesaltes situé à 11 kilomètres ; il y restera   pratiquement un an. Il fait alors partie de ces sous-officiers et officiers qui, bien que soumis à leur hiérarchie, n’admettent pas la domination allemande et la collaboration du régime de Vichy, et attendent le moment propice pour rejoindre les Forces Françaises Libres du général de Gaulle. Le 2 août 1941, il embarque de Marseille pour Oran en Algérie puis intègre le Régiment des Tirailleurs Sénégalais (RTS) de Guinée à Dakar où il reste pratiquement 2 ans, avant de revenir à Casablanca le 14 juin 1943. Le 25 septembre, notre adjudant-chef est nommé au grade de sous-lieutenant d’active à titre temporaire du 11ème Régiment des Tirailleurs Sénégalais, troupes du Maroc[1]. Puis dans des circonstances qui restent inconnues – il gardera le secret pour protéger sa famille, secret qu’il emportera avec lui -, il intègre le 18 octobre 1943 le Bataillon de Marche des Antilles N°1, qui sera dénommé le 1er juin 1944   21ème Groupe Antillais de Défense Contre Avions (DCA).

 

[1] Un militaire est nommé à un grade à titre temporaire lorsqu’il est jugé capable de remplir cette fonction par son encadrement, et que les circonstances ne permettent pas de suivre la procédure administrative.

Louis-Joseph Elie lors de ses différentes affectations (dates et lieux inconnus) – Collection Arlette Elie, épouse Chevallier

Créé à la Dominique (Antilles anglaises) en octobre 1942, avec au départ 500 évadés des Antilles (les « dissidents ») et plusieurs gradés ou recrutés du continent américain, le Bataillon antillais débarque à Casablanca le 12 octobre 1943 où il achève son instruction – c’est à ce moment que Louis-Joseph Elie le rejoint. Comme les milliers d’Antillais intégrés à la 1re Division Française Libre, il participe à toutes les campagnes, notamment la Campagne d’Italie, ce qui lui vaut d’embarquer de Bizerte au nord de la Tunisie pour arriver à Naples le 3 mai 1944.

Son implication et ses décisions face aux situations les plus difficiles, ainsi que ses qualités de meneur d’hommes le font remarquer. Ainsi le 29 juin 1944, il fait l’objet d’une première proposition pour le grade de lieutenant à titre temporaire avec les appréciations suivantes : « Ancien sous–officier. Excellentes notes à tout point de vue, obtient d’excellents résultats à l’instruction et au feu comme chef de section ; comme comptable, soit quand il travaille personnellement, soit quand il dirige d’autres comptables, réussit pleinement. »  Le 11 juillet 1944, le commandant Armand Lanlo (1907-1988), chef de bataillon du 21ème groupe antillais de DCA, écrit à son sujet « Très bon candidat. Officier d’active, aussi apte au commandement qu’aux fonctions comptables. Esprit pondéré, caractère calme et réfléchi, travailleur acharné, aime le travail bien fait […] A assuré d’une façon remarquable les fonctions d’officier de détail d’une unité formant corps, malgré de très grosses difficultés. Obtient beaucoup de ses subordonnés à qui il s’impose. Réussit très bien avec la troupe. Discret, de très bonne éducation. Par sa valeur et les services rendus, a mérité de passer lieutenant dans les meilleures conditions. »  Cette 1ère proposition sera successivement appuyée et signée par le général de Brigade Diego Brosset (1898-1944) et le général d’Armée Alphonse Juin (1888-1967).

Puis arrive un moment décisif de la guerre avec le débarquement de Provence du 15-16 août 1944. Commence alors une nouvelle campagne de France au cours de laquelle les armées américaines et françaises libèrent notamment les villes portuaires de Toulon, Marseille, puis remontent le Rhône et se dirigent vers les Vosges et l’Alsace. Durant ces mouvements de troupe et affrontements avec l’ennemi, Louis-Joseph Elie est considéré « aussi apte au commandement qu’aux fonctions administratives ». Dans sa 2ème proposition d’avancement du 12 novembre 1944, le commandant Lanlo écrit : « Le sous-lieutenant Elie est un excellent chef de section. Il est courageux et capable. Il aime la troupe, s’en occupe et la commande bien. Il mérite très rapidement d’être nommé lieutenant. Il devrait l’être déjà. » Cette 2ème proposition est appuyée et signée par le général Brosset – qui se tuera accidentellement quelques jours plus tard au volant de sa jeep à Champagney-, puis le général de Goislard de Monsabert (1887-1981), enfin par le général d’Armée commandant la 1ère Armée française, de Lattre de Tassigny (1889-1952).  Louis-Joseph Elie est ainsi promu au grade de lieutenant à titre temporaire par décret du 23 décembre 1944. Quelques semaines avant son décès, celui de capitaine devait lui être décerné, selon ses dires à son épouse.

2ème proposition d’avancement de Louis-Joseph Elie au grade de lieutenant, novembre 1944 – Service historique de la Défense du Château de Vincennes 

Une disparition brutale deux mois avant la fin des hostilités

Au début de l’année 1945, alors que les combats continuent de faire rage et que la défaite allemande se profile, Louis-Joseph, qui se trouve dans le Bas-Rhin, envoie une carte postale à sa famille à Meknès (Maroc) au dos de laquelle il écrit ces quelques mots à sa fille Arlette : « Un sourire le matin en se réveillant, un pot de fleur sur la table et maman sera contente. Chaque fois que tu le pourras naturellement. Voilà ce que papa souhaite car il sait que tu as à cœur de bien travailler à l’école. Affectueusement à toi, ton père, Louis ». Ce sera la dernière fois qu’il donnera de ses nouvelles.

 

Insigne du 21ème Groupe antillais de Défense Contre Avion (DCA)

Participant aux différentes batailles et manœuvres, il se trouve depuis plus de deux mois entre les Vosges et l’Alsace. C’est là qu’il meurt malencontreusement le 2 mars 1945 en service commandé, lors d’un accident de circulation à Châtenois, à 6 km à l’ouest de Sélestat, en direction de Saint-Dié (Bas-Rhin). En début d’après-midi, alors qu’il se rend non loin à Frapelle (Vosges) pour la mise en route d’un convoi, la Jeep – dont il est le passager avant – est violemment percutée par une camionnette GMC (véhicule américain de transport de la compagnie General Motors) transportant des munitions et arrivant en sens inverse lors d’un dépassement. Le choc renverse la Jeep sur la route. Le lieutenant Elie git sur le sol avec de graves blessures à la tête ; il meurt peu de temps après à 14h30, selon son acte de décès dressé par Lanlo Armand « chef de bataillon du 21 groupe D.C.A, officier de l’Etat-Civil, sur la déclaration de Brémond Henri, trente ans, médecin capitaine au 21e groupe antillais G.D.C.A et de Schouller [sic] Jules, adjudant-chef au 21e groupe antillais G.D.C. A, témoins qui ont signé… ». Le conducteur du GMC (le soldat Mohamed Boukari) ainsi que le conducteur de la Jeep et son autre passager (les soldats Mathoux et Moutoucarpin du 21ème groupe antillais de D. C. A.) ne sont que légèrement contusionnés.  Le corps de Louis-Joseph Elie est immédiatement transporté sur une Dodge à son unité à Sélestat. Sur le plan matériel, le GMC a le train avant et la direction faussés, le pare-chocs et l’aile droite enfoncés et le carter du moteur sectionné.  La Jeep est quant à elle hors service.

Croquis du 5 mars 1945 de l’accident de la route qui coûta la vie au lieutenant Elie –Service historique de la Défense de Caen, Division des Archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC)

 

Le compte-rendu de l’accident conclut à la responsabilité entière du chauffeur du GMC « qui n’a pas observé les distances réglementaires de la marche en colonne et a nettement manqué de reflexe. ». Le conducteur, qui a en outre déclaré que les freins de son véhicule ne marchaient plus, ce qui s’est révélé faux après examen de la camionnette, se voit infligé huit jours de prison avec demande d’augmentation.

Louis-Joseph Elie est inhumé le lendemain de son accident au cimetière divisionnaire d’Obernai située à 30 km au sud-ouest de Strasbourg. Sa femme et ses enfants, résidant alors 11, rue du Commandant Stéphani à Meknès, sont avisés du décès quelques jours plus tard. Ils sont rapatriés en juillet 1945 au Gros-Morne (Martinique) où ils sont accueillis et logés par la mère de Luce Elie, Mme Marie-Pauline Calixte (1883-1971), surnommée « Astérie », veuve Saint-Prix, commerçante de profession. Résidant ensuite dans le bourg du Gros-Morne et élevant seule ses cinq enfants, Luce Elie reçoit l’avis officiel de décès de son mari mort pour la France le 1er avril 1949. C’est à la même période que lui rendront visite à son domicile le colonel Boisson et un avocat, maître Jean, qui lui parleront de son époux qu’ils ont bien connu. En tant que veuve de guerre, Luce Elie obtient un emploi réservé à la mairie du Gros-Morne où elle travaillera jusqu’à sa retraite en 1976. Elle décède à l’Ehpad de Trinité en 2016 dans sa 106ème année.

Dossier de décès du lieutenant Elie mort pour la France – Service historique de la Défense de Caen, Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains (DAVCC)

 

Louis-Joseph Elie reposera pendant près de vingt ans dans le cimetière d’Obernai en Alsace. Son acte de décès est transcrit en 1956 sur les registres de l’état-civil de la mairie de Sainte-Marie. En 1964, le Ministère de la Défense nationale décide, avec l’accord de sa veuve, de transférer sa dépouille au caveau familial du cimetière du Gros-Morne où il se trouve désormais. A signaler que sa mère, Pauline Elie, née Jean-Elie, décède en novembre 1970 à Morne-des-Esses (Sainte-Marie) à l’âge de 89 ans.

Tel fut le destin du lieutenant Elie, mort un peu plus de deux mois avant la capitulation de l’Allemagne, et qui figure parmi les soldats « morts pour la France » de la Deuxième Guerre mondiale inscrits sur le monument aux morts de la commune de Sainte-Marie. Son histoire nous rappelle celle de tous ces Martiniquais qui combattirent les armées hitlériennes au cours de la guerre 39-45 et qui y laissèrent la vie. Nous ne devons pas les oublier. Gardons au cœur et en mémoire le souvenir de leur sacrifice au nom de la liberté et soyons-leur à jamais reconnaissants.

Xavier Chevallier, conservateur en chef de bibliothèque, petit-fils du lieutenant Elie

 

Remerciements : recherches, sources et iconographie

  • Arlette Elie (épouse Chevallier), fille du lieutenant Elie,
  • Karen Chevallier et Thierry Chevallier, petits-enfants du lieutenant Elie
  • Archives nationales d’outre-mer (ANOM),
  • Site Web Mémoire des hommes, base des Morts pour la France, Ministère des Armées,
  • Service historique de la Défense de Caen, Division des Archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC).
  • Notre plus vive reconnaissance au Major Jean-Charles Signorino, du Service historique de la Défense du Château de Vincennes.

Monument  aux morts de Sainte-Marie (en arrière -plan l’église) et détail de la plaque,  août 2020  – Photos Marie-Agnès Suivant

 

                          Recherches et textes de Xavier Chevalier

 

 

Qui est Xavier Chevalier ?

 

Xavier Chevallier est né à Fort-de-France en 1969. Il effectue sa scolarité et ses études dans l’hexagone. Après le bac, il obtient une maîtrise universitaire Administration économique et sociale ; puis il retourne en Martinique en 1994 dans le cadre de son Service national à la Direction des affaires culturelles de la Martinique.

En 1996, il réussit au concours national de bibliothécaire territorial. Cela lui vaut d’être recruté par le Conseil général en tant que cadre culturel aux Archives départementales, puis à la bibliothèque Schœlcher. A l’occasion de ses fonctions, Xavier Chevallier a mené plusieurs actions sur des personnalités antillo-guyanaises telles que Gaston Monnerville, ancien Président du Sénat, l’écrivain René Maran, le journaliste et écrivain britannique Lafcadio Hearn mais aussi sur Frantz Fanon et Aimé Césaire.  Il effectue également des recherches sur l’esclavage (chronologie en 1997).

En 2007, il est lauréat du concours national de conservateur territorial de bibliothèque. Conservateur en chef, il exerce les fonctions de directeur de la bibliothèque départementale de prêt depuis 2011, et également de la bibliothèque Schœlcher depuis 2015.

En dehors de sa profession, sa passion pour la culture se manifeste par divers travaux. Par exemple :

  • au début des années 2000, il rédige des articles sur l’écrivaine martiniquaise controversée Mayotte Capécia, sur l’homme politique  martiniquais Raphaël Elizé
  • Entre 2011 et 2017, il présente et anime dans les communes de Saint-Pierre, Bellefontaine, Lamentin et Fort-de-France, plusieurs conférences sur la présence de l’eau à Saint-Pierre avant 1902.

 

En 2012, il reçoit la médaille de la ville du Gros-Morne lors de la fête patronale.

En 2013, il est à l’initiative de manifestations autour du centenaire de la naissance d’Aimé Césaire,

 

En 2016, il reçoit une médaille de l’Ephad des Trois –Ilets (quartier Vatable) lors de son inauguration.

 

Xavier Chevallier est aussi un grand passionné d’astronomie. Cinéphile et mélomane, il joue du violon alto avec une prédilection pour la musique classique.

Depuis 2014, M. Chevallier entreprend des recherches approfondies sur le Dr Hippolyte Morestin (1869-1919)

En 2019, il participe avec les équipes pédagogiques du collège Louis-Delgrès et les services culturels de la ville de Saint-Pierre au concours scolaire national du Meilleur Petit Journal du Patrimoine sur le thème « Patrimoine de l’eau : usages et mémoires 

En 2021, Xavier Chevallier prépare pour la commémoration du 8 mai 1945 un hommage avec la ville de Sainte-Marie (Martinique) au lieutenant Louis Joseph ELIE

 

 

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