Camille Petit est né le 12 Avril 1912 à Saint Esprit (Martinique).

Il est le  Fils de Georges Petit Clément, Directeur honoraire de l´enregistrement, et de Mme, née Camille Magallon-Graineau.

Il s’est  Marié, le 24 juin 1944 à Fort De France à Mlle Lise-Rose Sévère avec qui il a eu quatre enfants : Rose-Helen, Jean-Camille, Ghislaine, Elisabeth.

Il  effectue ses études au lycée Schœlcher puis au collège Rollin et enfin à la faculté de médecine de Paris de 1929 à 1938. Titulaire d’ un doctorat en médecine , Il devient médecin et se retrouve au centre hospitalier de Fort de France en 1942 ; chef de service de 1949 à 1960, il travaille en collaboration avec l’hôpital Bichat à Paris et le service de pédiatrie des hôpitaux de Paris. Médecin commandant honoraire (1954), il exerce en tant qu’Attaché de consultation d´allergologie à l´hôpital Bichat (1960-76) puis Attaché de consultation de pédiatrie des hôpitaux de Paris (1961-67). Il participe à la mise en place de l’ œuvre « La Goutte de lait » avec L’Union des femmes de la Martinique.

Passionné d’ histoire, il est l’un des membres fondateurs (commissaire) de la société d’ histoire de la Martinique en 1955 qui était présidée par René Cottrel.

 

Camille Petit s’intéresse très tôt à la politique et devient l’un des éléments moteurs de la vie politique à la Martinique dans les années 1960 –1970. Cet admirateur du fondateur de la 5eme république, le General De Gaulle est devenu le relai des idées du gaullisme à la Martinique.  Il devient président des républicains sociaux en 1956.  En 1958, il participe à la création de la Fédération de l’UNR (Union Pour La Nouvelle République) de la Martinique ; il en deviendra le secrétaire départemental  durant 7 ans de 1958 à 1965. Ce parti de droite va  être le fer de lance de la lutte pour la départementalisation et  l’assimilation totale de la Martinique à la France. Camille Petit va mener avec Emile Maurice et Victor Sable, une bataille farouche contre les autonomistes et les partisans de l’indépendance du pays. Il va durant toute sa carrière s’opposer à toute évolution du statut politique de la Martinique. C’est durant cette même (1958) qu’Aimé Césaire  créera le parti  autonomiste, le parti  progressiste martiniquais (PPM). Une bataille farouche opposera  ces deux partis politiques. La section UNR-UDT de Sainte Marie est créée en Janvier 1965. L’UNR changera de nom en 1971 pour devenir l’UDR (Union Des Démocrates Républicains) puis le RPR en 1976 (Rassemblement Pour la République)

 

Camille Petit commence sa carrière politique à Fort De France ou Il est élu conseiller municipal de 1953 à 1959. Il est élu conseiller général de grand Rivière de 1955 à 1959. Il devient ensuite  conseiller général UNR du canton 1 de fort de France de 1959 à 1967, puis maire de Grand Rivière en 1959 ; poste qu’il occupera jusqu’en 1965. Membre du Conseil économique et social, il représentait les activités économiques et sociales des départements d´outre-mer (1960-67),

A la mort de Jérôme Mercan le 25 Janvier 1969, Camille Petit est élu maire de Sainte Marie le 12 Février 1969 .IL sera reconduit régulièrement jusqu’en 1983, année où il ne se représentera pas.  Il dirigera Sainte Marie durant 16 ans. C’est l’ un des rares maires à avoir été élu à la tête de deux communes. Les élections ont parfois connu quelques vissititudes : Annulation de l, élection du  17 Mars 1971 et mise en place d’une délégation spéciale le 17 Novembre 1972 dirigée par Mr Gautry Félix mais l’équipe de Camille Petit sera réélue en Décembre 1972.

Camille Petit est élu député de la 1 ère circonscription (Nord) de la Martinique en 1967 et est réélu en 1968,1973, 1978, et 1981 (jusqu’en 1986). Inscrit, à l´Assemblée nationale, au groupe du Rassemblement pour la République, président du groupe des DOM /TOM, Camille Petit est le Représentant de la France à l´Assemblée du Conseil de l´Europe et de l´union de l´Europe occidentale (De 1968 à 1973 puis de 1978 à 1981).

Vice-président du conseil général, président de l’établissement public régional, Camille Petit devient le 1er président du conseil régional de Martinique de 1974 à 1983.

Camille Petit avec sa femme, l’abbé N’Goma et son chauffeur, Mr Céméry

Officier de la Légion d´honneur et de l´ordre national du Mérite, Président d´honneur du Comité d´action sociale en faveur des originaires des départements d´outre-mer (CASODOM), Camille Petit décède le 13 Aout 1993 à Paris à l’Age de 81 ans dans l’ indifférence presque général. Il est inhumé au cimetière de Bagneux .

 

Homme discret, Camille Petit est à l’origine de nombreuses réalisations dans la ville et c’est lui qui a propulsé Sainte Marie dans la modernité, en donnant naissance à Villeneuve avec ses logements, son centre commercial et sa nouvelle mairie.

Le début de son mandat sera marqué par le passage du cyclone Dorothy .L’augmentation régulière de la population ainsi que le développement des activités ont provoqué une extension du bourg Sainte Marie se développe de l’autre côté de la RN1.On assiste à la naissance de Villeneuve et du centre commerciale lassalle. Une opération de résorption de l’habitat insalubre est engagée en 1976. Des habitants de l’Union et du bord de mer(la rue Paille) ont été relogés .

   les habitants de la rue Paille (coté mer) ont été relogé

La nouvelle mairie ( qui a été évaluée à deux millions cinq cent mille francs) , le stade, le gymnase sont quelques-unes des réalisations à mettre à l’actif de la municipalité Petit .

inauguration de la mairie de Sainte Marie le 29 Mai 1982

Seulement les campagnes de Sainte Marie restèrent enclavées et le service de voirie était un échec. La ville qui comptait 20128 habitants en 1974 a commencé à perdre ses habitants pour atteindre 18536 habitants en 1982.

le conseil municipal et ses invités un 15 Août

Camille Petit a à son actif, la construction de nombreux édifices : implantation d’un centre médico pédagogique, Attribution d’une parcelle de terrain à la SICA de Fonds Saint Jacques,  construction d’un deuxième C.E.S, viabilisation de Lassalle, des lotissements Union et Bon Air, modernisation du chemin « Luciole » et «  La Ferme Saint Jacques », réalisation de 14 classes de maternelles au quartier Lassalle et de 14 classes primaires au Morne Des Esses,(François Grosy),  les écoles Rodolphe Richer (Villeneuve) et Eudorcait (Euloge Astar),les ateliers et garages municipaux à Lassalle, la Zone d’habitation de Lassalle ,la construction du centre de secours, la construction du marché couvert et du marché aux poissons

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