Date du jour :09/03/2026

Erimée Louis

Maire de Sainte-Marie de 1939 à 1940 puis de 1943 à 1955

  Louis Erimée surnommé Loulou est né à le 2 décembre 1895 au Morne Des Esses. Son père s’appelle Henri Jean Léopold Erimée et sa mère Marie Eléonore Emilie Sébastien surnommée Yaya. De ces différentes unions, il donna naissance à une douzaine d’enfants.

il effectue ses études au lycée Schœlcher puis s’engage dans l’artillerie coloniale à l’âge de 18 ans .Il participe à la guerre 1914-18 ;il va combattre dans les Dardanelles en Italie ,en Grèce (Itéa) et en Extrême Orient .Brigadier-chef de l’artillerie coloniale  ,il retourne à la Martinique en 1927 .Il monte sa tannerie (Anse madame )où il fabriquera des chaussures  notamment des godillots pour l’armée (Martinique –Guadeloupe ) ,des ballons de football et des chaussures pour les premiers joueurs de la Samaritaine.

La première tannerie ayant existé à la Martinique se trouvait à Saint Pierre. Elle appartenait à la famille Yang Ting. Elle disparut avec la catastrophe de 1902. Un certain Mr Moretti ouvrait une tannerie durant la Grande Guerre au quartier Baie des Tourelles à Fort de France. Dans le même quartier apparut en 1925 la tannerie de Mr Cléotrate. Une tannerie est construite au quartier Petit Bourg à Sainte Marie.  Elle appartenait à Mrs Raveneau et yoyo. Elle fut emportée par la rivière. En 1927, louis Erimée construit la tannerie de fonds Saint Jacques. Une tannerie fut montée au Lamentin par Mr Conseil en 1933. Durant la seconde Guerre, on trouvait sept tanneries à la Martinique : Erimée, Borra, Marie Sainte, Harold Alexis Moulimbée et Eringée. La fin de  la guerre provoqua le déclin de ces unités artisanales

la tannerie de Louis Erimée est composée de trois ateliers: un atelier de traitement des peaux. les peaux trempaient dans des bassins avec de la chaux ou du sel; on trouvait un atelier de tannage des peaux  et enfin un atelier de couture ou l’on fabriquait les différents objets. les chaussures qui constituaient la production principales étaient des alpagas et des godillots pour les soldats martiniquais et guadeloupéens qui avaient été mobilisés. le temps fort de l’usine se situe durant la seconde guerre mondiale. La fabrication avoisinait les 15 tonnes de cuir par mois. la tannerie employait une vingtaine de personnes .Après la guerre ,on assista à un effondrement de la production. En 1967, la tannerie ne produisait que 1500 kg de cuir par an .Elle n’employait que 2 ou 3 personnes. Elle disparut rapidement à la fin des années 1960.

C’est un radical socialiste qui entre dans la vie politique en 1936 (1er adjoint de R Richer). Il devient maire de la ville en 1939 à 1941. L’amiral Robert suspend le mandat de la plupart des maires et nomme à leur place ses partisans. C’est ainsi que Emile Yoyo devient maire de la ville. Après avoir chassé du pouvoir L’amiral, les maires retrouvent leur poste. Louis Erimée revient en 1943 à la tête de l’édilité samaritaine et restera maire jusqu’en 1955 ; Il est conseiller général SFIO, de 1950 à 1962. Indépendant puis PPM.

 Sainte Marie est à ce moment, une ville très active avec ses 11400 habitants ; C’est le plus grand centre de production agricole de la Martinique ; Le transport du sucre s’effectue par voie ferrée .Huit distilleries fonctionnent à plein rendement. La tannerie de louis Erimée, l’usine électrique de Raveneau à Fourniols, la fabrique de fécule de Mr André à Bezaudin, la conserve d’ananas de Despointes, les habitations sucrières et bananières sont les témoins d’une importante activité économique à Sainte Marie  .

Louis Erimée, premier à gauche

C’est sous la mandature d’Erimée que le gouverneur ouvrira les cours complémentaires à l’école des garçons de Sainte Marie.

C’est aussi sous sa mandature que la mairie procédera à la vente aux enchères publiques du terrain communal dit « Fonds Giromon » (détaché de l’habitation Lassalle .90 lots furent attribués à des samaritains modestes

Louis Erimée meurt d ‘une crise cardiaque le 10 janvier 1982 ; il avait 86 ans.

 

Lerandy Luc

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Ancien professeur d’histoire et de géographie, il a participé régulièrement à la vie culturelle de sa ville. Animateur, membre d’associations, il est aussi un passionné d’histoire. il s'intéresse plus particulièrement à l'histoire de Sainte Marie et à celle des trains des Plantations à la Martinique.